LES VIEILLES JEUNES FILLES

Je suis parti de vieilles photographies trouvées, que j’ai gravées au laser sur des plaques de résine.

J’ai coulé la résine. Après la gravure, j’ai déposé différents pigments au pinceau sec. Chaque plaque a réagi à sa manière : certaines ont pris les pigments plus que d’autres, certaines sont devenues brillantes, presque réfléchissantes, et le laser n’a parfois pas accroché partout.

Je n’ai pas cherché à corriger ces différences. J’ai laissé les plaques faire leur travail.

Les couleurs viennent uniquement des pigments : bleus, terres, mélanges de pigments. Chaque plaque est donc un exemplaire unique, même lorsque je suis parti de photographies identiques.

Les vieilles jeunes filles sont nées comme ça : photographie, gravure, pigment et résine, avec une bonne part de ce que je ne pouvais pas prévoir.