EME : SUITE
Explorations techniques. Le 16/02/26
Renseignements pris, voici le processus d’envoi et de réception de l’image :
Chaque valeur de gris est convertie en une fréquence radio.
– 1/ Encodage de chaque pixel sur une fréquence. Par exemple :
noir → ~1500 Hz
gris → ~1900 Hz
blanc → ~2300 Hz
– 2/ Les pixels sont regroupés par ligne et transmis ligne par ligne. L’image est donc une onde variant de façon continue. Très important, les pixels ne sont pas envoyés par paquets, mais dans une sorte de fichier audio passant de fréquences en fréquence de manière « douce ».
– 3/ L’onde rebondit sur la Lune et revient très atténuée. De plus, l’onde est altérée du fait que la surface de la Lune n’est pas un miroir parfait.
Rotondité -> déformation
Régolithe -> diffraction
Vitesse de la Lune par rapport à la Terre (1km/s) -> Effet Doppler
Rayonnement thermique, radio -> Pollution du signal
– 4/ Le signal est récupéré, mais très affaibli. Il est ré-encodé en valeur de gris pour chaque pixel, mais la perte est énorme.
Mon propos n’étant pas de documenter l’E-M-E, les quelques explications techniques suffisent à comprendre la suite de mon travail et son évolution.
Exposition : placement des œuvres
5 images sur un même mur :
Image de départ
Image de retour brute
Puis, trois images interprétées par l’artiste :
Image 1
perturbation forte
diffraction faible
Doppler faible
Image 2
perturbation faible
diffraction forte
Doppler moyen
Image 3
perturbation moyenne
diffraction moyenne
Doppler forte
Les cinq photos sont alignées. Sous elles, sur le mur, un ruban de 2 ou 3 mètres avec le spectrogramme logarithmique du signal.
Dans l’espace d’exposition est diffusé en boucle le fichier du signal lu comme un fichier audio.
Structure de la boucle :
<Début de la boucle>
2 secondes de silence
2 seconds signal aller
2,6 secondes silence (temps d’aller-retour de l’onde
2 secondes et demie signel retourné.
<Fin de la boucle>